Phobie sociale, agoraphobie, claustrophobie...

Les phobies sont des crises d’angoisses déclenchées par la présence d’un objet ou d’une situation spécifiques, lesquels ne présentent pas de caractère objectivement dangereux. 

La claustrophobie  est la peur des espaces confinés, des lieux clos, des petites pièces et de l'enfermement. Elle est classifiée en tant que trouble anxieux et peut causer une crise de panique. Elle se développe lorsque les espaces confinés sont psychologiquement synonymes de danger imminent. Elle est la conséquence d'une expérience traumatisante vécue durant l'enfance4, bien que les symptômes peuvent apparaître à n'importe quel moment dans la vie d'un individu. Une telle expérience peut se produire une ou plusieurs fois pour marquer l'esprit. La majorité des claustrophobes, participants à une étude menée par Lars-Göran Öst, ont rapportés que leur phobie s'était « développée lors d'un conditionnement ». Dans la plupart des cas, la claustrophobie semble être le résultat d'une expérience auparavant vécue.

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L'agoraphobie est une névrose phobique correspondant à la peur des lieux publics, des espaces ouverts, de la foule. Cette phobie se manifeste par un sentiment d'insécurité dans les lieux publics ou les vastes espaces et par la peur de ne pas pouvoir s'échapper en cas de problème. Elle s'inscrit dans la catégorie des phobies de situation.
Elle ne doit pas être confondue avec l'ochlophobie qui correspond à la peur de la foule en tant que masse oppressive.
L'angoisse générée par cette manifestation phobique peut être de différente ampleur selon la réceptivité du sujet. Les individus les plus exposés peuvent alors présenter des crises de spasmophilie, appelées aussi « crise d'angoisse » ou « attaque de panique ». À l'exception des personnes présentant des pathologies particulières (déficients cardiaques, asthmathiques...), les crises de spasmophilie ne présentent au demeurant aucun danger pour la santé ou la vie du sujet. Néanmoins, les victimes comparent ces épisodes à une sensation de mort imminente.
Ces attaques de panique présentent une ou plusieurs caractéristiques psychologiques et manifestations physiques :
-Palpitations, tachycardie (accélération du rythme cardiaque)
-Tremblements ou secousses musculaires (d'où vient le nom de spasmophilie)
-Douleur, gênes thoraciques
-Sensation d'étranglement, souffle court
-Parfois, déréalisation ou dépersonnalisation
Les patients subissent une forte peur de plein fouet, les sensations de vertige, d'étouffement, de perte de contrôle, accompagnées des manifestations physiques d'une angoisse intense, ce qui les amène à redouter les situations dans lesquelles ils craignent d'avoir peur (peur d'avoir peur = Phobophobie). Ils peuvent alors élaborer par opposition un processus dit d'« évitement », consistant à éviter toute situation représentant l'objet de leur phobie.
Dans ce dernier cas, l'agoraphobe risque ainsi d'entrer progressivement dans un processus de dé-sociabilisation et présenter à terme un syndrome dépressif majeur.


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L'ochlophobie est une sorte de peur. Elle se manifeste dans les endroits où il y a beaucoup de personnes. Lorsqu'il est question d'ochlophobe, il est question d'une « peur de la foule », à ne pas confondre avec l'agoraphobie ou la claustrophobie. Fréquemment confondue avec l'agoraphobie, elle n'a pourtant rien à voir, les ochlophobes préfèrent justement les grands espaces afin de moins ressentir le « poids » qu'ils ressentent face à une foule. Si l'agoraphobe peut avoir peur de la foule en tant que masse (en lien avec l'espace), l'ochlophobe voit dans la foule une densité ou une compression, voire une oppression (également, parfois, dans la peur du regard d'autrui). Dans ce sens, cette phobie se rapproche plus de la claustrophobie que de l'agoraphobie. Le sentiment d'oppression au sein d'une foule se manifeste au travers de diverses réactions qui peuvent mener jusqu'à une attaque de panique. Les symptômes les plus typiques d'un tel sentiment d'oppression sont une irrégularité dans la respiration et la fréquence cardiaque, des nausées, des bouffées de chaleur, une nervosité et une transpiration accrues.
L'ochlophobe finit par ne plus distinguer clairement ce qui l'entoure (que ce soit auditif ou visuel), a la sensation que le monde tourne, rend, ou encore fait un malaise, qui ressemble fortement à un malaise hypoglycémique mais qui est en fait un malaise vagal. La méthode utilisée le plus souvent pour remédier à une « crise » est d'isoler la personne, sans nécessairement la laisser seule, dans un endroit calme et spacieux, et, au besoin, de la soutenir moralement. Dans le but de la faire se concentrer sur autre chose que la source de son malaise, on peut également lui proposer de la nourriture.

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La phobie sociale, ou anxiété sociale (DSM-IV 300.23), est un trouble de l'anxiété caractérisé par une crainte (appréhension, inconfort émotionnel ou inquiétude) persistante et intense1 causant une détresse considérable et une capacité diminuée de quelques fonctions dans la vie quotidienne. Elle est causée par la crainte, pour un individu, de se trouver face à une situation sociale durant laquelle il s'expose à une interaction avec d'autres individus.
Les personnes affectées par cette pathologie savent que leurs craintes sont irrationnelles. Pourtant, elles appréhendent énormément les situations dans lesquelles elles sont confrontées au regard des autres. Ainsi elles font tout pour les éviter. Lorsqu'elles sont dans les situations redoutées, les personnes atteintes de phobie sociale ont tendance à croire qu'elles sont jugées négativement. Celles-ci craignent d'être vues comme anxieuses, bizarres, distantes, folles ou stupides. De facto, elles s'isolent.

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